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La participation citoyenne s'articule autour de 4 axes majeurs. L'amélioration des projets communaux est le premier d'entre eux, et le plus multiforme.

Faire appel à l’intelligence, aux idées, à l’expérience citoyenne pour faire en sorte que les projets correspondent le mieux possible aux réalités de terrain, aux attentes des personnes qui en auront usage, aux enjeux qui modèlent notre société : voilà un des principe fondamentaux de la participation citoyenne. Les projets qui s’inscrivent dans la dynamique participative ont en commun de laisser une marge de manœuvre aux citoyens et citoyennes, depuis la conception à la prise de décision, en passant par la concertation avec les acteurs de terrain voire les promoteurs de projets privés.

Les projets initiés par la Ville ou par les actrices et acteurs publics ou privés extérieurs auront un impact sur la vie des Namuroises et Namurois. Certains d’entre eux méritent d’être alimentés et réfléchis avec les personnes concernées.

Pour chaque projet, il s’agira de déterminer, dès le début du projet :

  • Quelle est la marge de manœuvre participative : il s’agira de bien définir sur quels aspects d’un projet les citoyens et citoyennes ont le pouvoir de décision.
  • Le degré de délégation : il s’agira de déterminer si les des citoyens et citoyennes apportent un avis, qui sera analysé pour nourrir le projet, ou si le pouvoir de décision leur est laissé.

Ce choix s’opèrera en fonction du projet, de ses enjeux, de son contexte et des marges de manœuvre existantes.

Il s’agira ensuite de choisir la méthode participative la plus adaptée selon le projet, l’enjeu, le degré d’implication du citoyen ou de la citoyenne ou le degré de technicité.

Améliorer les projets en 7 points :

1. Les réunions de concertation

C’est le premier degré d’une politique participative. La Ville réunit les personnes concernées et expose un projet, une opportunité, un enjeu. Les citoyennes et citoyens sont amenés à donner un avis pour éclairer le choix qui sera posé par l’autorité publique ou pour évaluer une politique.

Exemple : présentation des avant-projets de voiries, de projets de bâtiments, d’aires de jeux …, afin d’écouter les différents avis et d’adapter les projets aux remarques pertinentes et d’intérêt général.

2. Le groupe témoin

Il s’agit de constituer un groupe (panel représentatif) chargé de donner un avis simple ("oui" ou "non", "A" ou "B", par exemple), sur la base d’une présentation du dossier et des variantes envisageables, en présence du ou de la responsable du dossier et des techniciens et techniciennes. Il est constitué de personnes désignées, après un appel à candidature, et concernées. Le panel peut être un outil d’aide à la décision ou un outil décisionnel et se réunit une ou deux fois. Il est proposé que les Conseils consultatifs (CCATM, Conseil des Aînés, etc …) puissent désigner un représentant lors de l’appel à constitution de ce type de panel.

Exemple : le choix de la déviation pendant les travaux de la Chaussée de Louvain. Dans le cadre de la deuxième phase de travaux visant à réaménager la Chaussée de Louvain, un panel de citoyens et citoyennes, directement concernés par cette seconde phase de travaux, a été constitué. L’objectif était d’anticiper au mieux les travaux, notamment leur impact en matière de circulation. La Ville de Namur a donc lancé un processus participatif au sujet de l’itinéraire de déviation qui sera d’application durant la période de chantier. Il s’agissait d’entendre l’avis des personnes de terrain avant de faire le choix entre deux options de déviation, proposées par les services techniques de la Ville et de la Région. Ensuite, la création d’un comité de suivi permettra de faire le lien entre la Ville, le quartier et le gestionnaire du chantier durant la période de travaux.

3. Les espaces de dialogue avec les promoteurs

Il est possible, dans le cadre d’un projet d’urbanisme ou d’aménagement du territoire conséquent, d’instaurer un dialogue entre les promotrices et promoteurs (privés ou publics) et les riverains et riveraines au-delà des procédures légales. Il s’agit de mettre autour d’une table le promoteur ou la promotrice et un groupe restreint de citoyennes et citoyens concernés afin que ces derniers puissent prendre connaissance du dossier de manière approfondie. Les citoyens et citoyennes pourront ainsi dialoguer avec le promoteur ou la promotrice qui alimentera ainsi sa réflexion. La réunion d’échange se déroulera avant le dépôt du permis et/ou en cours d’instruction de la demande. Les participants et participantes seront informés des suites apportées au dossier.

Exemple 2019 : la réunion d’information, en plus de ce qui est prévu par la législation en la matière, pour permettre un échange entre le promoteur ou la promotrice et les riverains et riveraines dans le cadre du schéma d’orientation local (SOL) de la ZACC de Suarlée.

4. Les ateliers (urbains ou ruraux) pour les dossiers publics

Il s’agit pour la Ville de consulter un panel de citoyennes et citoyens concernés par un enjeu lié aux politiques publiques (communales ou autres) après une étape importante d’information. L’objectif est de permettre la bonne compréhension des objectifs d’un projet ou d’une politique mais également de ses contraintes techniques. Il s’agit d’un niveau participatif qui va au-delà de la concertation et des espaces de dialogue. Les ateliers peuvent amener les projets à évoluer en fonction du travail de réflexion et d’échanges qui s’y déroulent et des apports des citoyens et citoyennes.

Exemple : La constitution par le TEC, mais à l’initiative et sous la direction de la Ville, de panels d’usagers et de riverains et riveraines dans le cadre du processus de réformes des lignes de bus TEC (plan Nam’in Move). L’objectif était d’éclairer le TEC sur les choix à opérer en fonction du vécu des citoyennes et citoyens. Le processus, encadré par Espace Environnement, consultatif dans un premier temps, a permis ensuite de faire émerger des scénarios alternatifs de réformes de lignes.

5. L’écoute dynamique avant la mise en place de plans d’actions

Il s’agit de discussions entre acteurs et actrices permettant, en intelligence collective, de faire émerger d’un groupe des propositions concrètes et partagées par tous sur des thématiques données.

Le principe est de créer un climat de confiance et de convivialité pour permettre les échanges entre les participants et participantes. L’espace est organisé en tables autour desquelles les personnes sont invitées à discuter, débattre et faire émerger des propositions.

Exemple : le World Café. Le 24 janvier 2019, des jeunes étudiantes et étudiants des écoles secondaires namuroises manifestaient dans les rues de Namur pour demander aux pouvoirs publics d’agir concrètement pour le climat. Le Collège communal a reçu, le jour même, plusieurs d’entre eux sur ce sujet. Suite à cette rencontre, la Ville a proposé de poursuivre le dialogue avec les jeunes. C’est ainsi que plusieurs échevinats se sont rassemblés, avec eux, pour une matinée de travail : le World Café, auquel ont participé plus de 60 d’entre eux. Une deuxième rencontre a eu lieu et a abouti à la réalisation de fiches projets pour la Ville. Mais aussi des idées pour faire avancer les choses à leur niveau et au niveau des écoles. En parallèle, une rencontre avec les directions des écoles a également été organisée. Au printemps 2020, la Ville de Namure organiseront un colloque à destination des écoles sur le thème ‘Zéro déchet’ afin de répondre aux préoccupations du milieu scolaire sur le Climat et de l’aider à se mobiliser davantage.

6. La codécision via sondage

Le Collège dispose de la capacité de déléguer la prise de décision à des citoyens, comme cela a été fait dans le cas des fresques murales pour lesquelles un vote décisionnel a été mis en place via la plateforme numérique de la Ville ou par courrier pour les plaines de jeux et mises en sens unique.

7. La co-construction

Il s’agit de permettre aux citoyennes et citoyens de participer à l’élaboration d’un projet. Ce travail se réalise souvent par la création d’un comité de travail composé de personnes ayant des visions très transversales. Ce sont des échanges entre citoyens (experts par une approche vécue, une connaissance sociologique intime) et techniciens et techniciennes (connaissances techniques et légales) qui aboutissent à un projet vivable, viable et équitable.

 

 

 

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